Je n'aime pas trop les vendredis 13, ce n'est pas fait exprès mais commence aujourd'hui le décompte des jours qui me séparent de mon "envol".
Départ - 30 jours.
Grand soleil sur la capitale, ses rayons me chauffent les cuisses, alors que je suis larvement allongée sur le lit...Pas totalement larvée puisque je dois taper sur le Mac de Marie.....non, je n'ai pas à la sortir héroïquement d'un réseau de prostitution....il s'agit d'un autre. Je patiente en attendant l'ouverture des agences pour mon visa; les papiers sont près, les uns en français, d'autres en anglais et une jolie lettre en chinois que j'ai du signer sans avoir aucune idée de ce qu'elle contenait (enfin, une petite idée tout de même, puisqu'elle me condamne à 6 mois de mandarin intensif, je croise les doigts pour que les hiéroglyphes indiquent bien ce but et pas 6 mois de travaux forcés dans une mine de charbon).
Je retrouve Nono et Tom à midi pour un déjeuner d'adieux, un avant-dernier moment à passer ensemble avant mon départ, à réaliser qu'il me sera plus difficile d'être physiquement présente, même s'il nous est parfois arrivés de ne pas nous voir pendant plusieurs mois....
La distance fait réaliser combien les choses pouvaient être faciles, simples, accessibles...un coup de téléphone ou des signaux de fumée et hop, on prévoyait de se voir à brûle pourpoint.....
Je me suis surprise hier dans le train à admirer le paysage, à tout trouver beau, même les maisons phoenix éparpillées le long de la voix, simplement parce que tout ça faisait partie de mon quotidien et d'un coup, tout va être mis de côté jusqu'à mon retour...retour qui me fera voir mon pays différemment, ma famille, mes amis avec un autre regard, pas le regard distrait de celui qui se dit "je peux fermer les yeux une seconde, je vais les rouvrir, tout sera là, inchangé"; non, je vais revenir, tout sera pareil et pourtant si différent.
Le ciel s'est obscurci, le soleil se cache, les nuages menacent de lâcher leurs gouttes.....à l'horizon, loin derrière les toits d'ardoise se profile une éclaircie...
J- 30
Départ - 30 jours.
Grand soleil sur la capitale, ses rayons me chauffent les cuisses, alors que je suis larvement allongée sur le lit...Pas totalement larvée puisque je dois taper sur le Mac de Marie.....non, je n'ai pas à la sortir héroïquement d'un réseau de prostitution....il s'agit d'un autre. Je patiente en attendant l'ouverture des agences pour mon visa; les papiers sont près, les uns en français, d'autres en anglais et une jolie lettre en chinois que j'ai du signer sans avoir aucune idée de ce qu'elle contenait (enfin, une petite idée tout de même, puisqu'elle me condamne à 6 mois de mandarin intensif, je croise les doigts pour que les hiéroglyphes indiquent bien ce but et pas 6 mois de travaux forcés dans une mine de charbon).
Je retrouve Nono et Tom à midi pour un déjeuner d'adieux, un avant-dernier moment à passer ensemble avant mon départ, à réaliser qu'il me sera plus difficile d'être physiquement présente, même s'il nous est parfois arrivés de ne pas nous voir pendant plusieurs mois....
La distance fait réaliser combien les choses pouvaient être faciles, simples, accessibles...un coup de téléphone ou des signaux de fumée et hop, on prévoyait de se voir à brûle pourpoint.....
Je me suis surprise hier dans le train à admirer le paysage, à tout trouver beau, même les maisons phoenix éparpillées le long de la voix, simplement parce que tout ça faisait partie de mon quotidien et d'un coup, tout va être mis de côté jusqu'à mon retour...retour qui me fera voir mon pays différemment, ma famille, mes amis avec un autre regard, pas le regard distrait de celui qui se dit "je peux fermer les yeux une seconde, je vais les rouvrir, tout sera là, inchangé"; non, je vais revenir, tout sera pareil et pourtant si différent.
Le ciel s'est obscurci, le soleil se cache, les nuages menacent de lâcher leurs gouttes.....à l'horizon, loin derrière les toits d'ardoise se profile une éclaircie...
J- 30